55 000 enfants naissent « trop tôt » chaque année en France, dont 10 000 après moins de 33 semaines de gestation. On les appelle grands prématurés afin de les distinguer des prématurés nés avant 37 semaines.

     Une naissance prématurée induit toujours une souffrance, tant pour l’enfant que pour sa mère. Cependant, la bonne attitude à adopter pour les professionnels de la santé face à ces êtres fragiles ne coule pas de source : faut-il tout tenter pour les sauver, au détriment parfois de leur qualité de vie future ? Et une fois réanimés, comment décider l’arrêt des soins en cas de détérioration de l’état médical ou si d’importantes séquelles ont été détectées ?

     A travers ce site, vous aller découvrir comment la médecine, l’éthique, la morale et même l’Etat et son économie sont intimement liés dans cette question de la réanimation des grands prématurés, de telle sorte que les différents acteurs peuvent prendre des positions bien distinctes. Celles-ci seront présentées à travers la confrontation des arguments de deux éminents professeurs que nous avons rencontrés et dont les positions respectives résument bien les différentes tendances française : les professeurs Michel Dehan et Guy Moriette.