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Maintenant que vous vous êtes mis à la place d’un emprunteur pauvre, maintenant que vous avez vous-même quantifié internet et la science, maintenant que vous avez analysé les questions qui se posent et que vous avez perçu la vision des IMF sur les emprunteurs et le développement, vous connaissez presque tout de la controverse sur la microfinance.

Vous savez maintenant que la question de déterminer si oui ou non la microfinance est un outil efficace pour le développement va bien au-delà des success stories ou des échecs retentissants de ce genre de pratique : le débat touche une variété de domaines et d’acteurs liés entre eux.

Résumons les principales caractéristiques de la controverse.

SYNTHESE

Une problématique globale, deux nœuds principaux



La question du paradigme des IMF : quelle organisation interne, quel statut donner à une IMF pour obtenir les meilleurs résultats possibles ?


La question de la preuve et des études d’impact : comment établir une preuve irréfutable de l’efficacité d’un programme de microfinance ?

Ces deux questions ne sont pas isolées l’une de l’autre, et il existe comme vous l’avez constaté de nombreux liens entre elles. Cela est fondamentalement lié au fait que la défense d’un certain modèle d’IMF s’appuie nécessairement sur l’évaluation de son impact sur le terrain.



Un domaine récent en pleine émergence, avec acteurs du terrain et scientifiques



Même si la pratique de la microfinance est un peu plus ancienne, on peut situer la naissance véritable de la controverse au début des années 1990. Depuis, le volume de publications scientifiques sur le sujet n’a cessé d’augmenter, ainsi que le nombre d’IMF actives.

Les acteurs à l’œuvre sont bien sûr d’abord issus du terrain, mais on a vu que l’on ne peut comprendre la controverse sans se tourner du côté des sciences économiques et sociales. Les scientifiques nous permettent de découper le débat et de retrouver les deux principaux nœuds du problème.



Une controverse concrète : des conséquences importantes pour les emprunteurs



Sur le terrain, la controverse s’incarne et les différentes opinions des acteurs se traduisent par des possibilités diverses proposées à l’emprunteur. Ce dernier a le choix, mais il subit aussi des contraintes en ce qui concerne son profil (est-ce qu’il satisfait les conditions nécessaires pour emprunter ?) et la modalité du prêt (quelles sont les obligations de remboursement ?).



 L’organisation des IMF : une conception du citoyen-emprunteur et du développement



Enfin, nous avons vu qu’au-delà des modèles de fonctionnement des IMF, leur organisation  révèle une vision, une conception de l’emprunteur et du développement bien particulière. Ainsi, les paradigmes institutionnalistes et welfaristes promeuvent une véritable conception de l’emprunteur modèle, de son comportement et de la place qu’il doit avoir dans le fonctionnement global, ainsi qu’une vision du développement bien particulière.

Ces conceptions sont assez peu discutées dans les débats, et constituent un niveau plus profond de la controverse, que nous avons essayé d’explorer.

En conclusion, notre étude a montré que la question initiale n’était en réalité pas appropriée, et correspondait à une approche trop naïve du problème. Notre apport principal vis-à-vis de la controverse traversant la microfinance a ainsi été de montrer que l’interrogation première, « La microfinance est-elle un outil efficace pour le développement ? » se scinde en deux sous-problèmes fondamentaux : «  Comment prouver l’impact d’un programme de microfinance ? » et « Quel paradigme adopter pour le fonctionnement d’une IMF ? ». Ces problèmes traduisent eux-mêmes, au-delà des débats et des arguments plus ou moins rationnels qui sont présentés, des conceptions de l’emprunteur-modèle et du développement propres.


Au sein de cette controverse relativement récente, vivace et à l’expansion rapide, il semble très difficile de prendre position sur les questions de fond qui la structurent tant les clivages sont importants et les problèmes fortement corrélés.


Malgré ces difficultés importantes qui demeurent, nous espérons vous avoir fait prendre conscience de l’ampleur et de la profondeur du débat actuel. Vous ne verrez plus les actualités autour de la microfinance du même œil ; ni succès, ni échec : l’expression d’un point de vue.

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