Le loup, fléau ou facteur de ralliement?

Des dommages non négligeables

  • Les événements ont montré que les attaques de loups sur les troupeaux ont des conséquences dévastatrices tant matérielles que morales pour les éleveurs. Un article comme celui Du Dauphiné « Attaque de loup : un troupeau de 550 brebis a disparu» (05/11/2012) est révélateur des pertes considérables qui peuvent être occasionnées : deux attaques successives de loup ont affolé les bêtes qui se sont alors enfuies puis perdues.
  • Le loup est donc vu dans le secteur ovin comme le responsable d’une détérioration des conditions de travail et même d’une mort progressive de la profession.

 

Mais les défenseurs du loup crient à l’hypocrisie

  • De leur côté, les associations de défense du loup tendent à marginaliser ces attaques spectaculaires aux forts emballements médiatiques.
  • Selon FERUS, ces emballements confortent les éleveurs dans leur position de victimes alors que le loup n’est clairement pas la cause majeur de la crise ovine actuelle.
  • Les pertes ovines dues au loup sont à relativiser. Il y a 5% de perte pour l’élevage ovin en France chaque année et seulement 1% de ces 5% est dû au loup. De plus, selon Bertrand Sicard de FERUS, l’élevage résiste davantage dans les zones où il y a des attaques de loups, ce qui montre bien que le loup n’est pas le responsable de la crise ovine. Le loup ne fait qu’apporter le coup de grâce à un secteur en crise déjà subventionné à 80%.
  • Pour Pierre Athanaze, président de l’ASPAS, si un éleveur gagne le SMIC avec 1000 moutons, ce n’est pas la faute du loup mais la « faute de reconnaissance de ce type d’élevage (extensif) ».
  • Les attaques de loup sont soupçonnées d’être utilisées par les syndicats pour « fédérer une profession en proie à des difficultés d’un autre ordre » (Site de l’ASPAS) ou pour raviver la peur ancestrale du loup et ainsi inciter l’opinion publique à souhaiter une nouvelle disparition du loup en France (Benjamin Moriame).

 

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