Le commencement

Le télescope de Parkes (Australie)

Erigé en 1961 au sud de l’Australie, le radiotélescope de Parkes est notamment connu pour avoir retransmis au monde entier les premiers pas d’un homme sur la lune. 38 ans après cet épisode, ce télescope va à nouveau attirer l’attention du monde entier…

En 2007, Duncan Lorimer, un astrophysicien qui travaille à l’observatoire de Parkes, va en effet faire une découverte surprenante alors qu’il fouille avec son équipe dans les archives datant de 2001, à la recherche de pulsars. Lorsqu’on regarde directement le cosmos, un tel objet ne saute pas aux yeux. En effet, il faut traiter spécifiquement les données, appliquer des filtres précis, et tracer les bons graphes (en savoir plus sur la détection des FRBs). La recherche de pulsars constitue aujourd’hui une des rares opportunités de scruter avec précision une petite fraction du ciel. En effectuant ce travail, Lorimer tombe sur un signal qui attire immédiatement son attention. C’est un sursaut brusque (moins de 5ms), dans les longueurs d’ondes radios, et très net, qui ressemble fortement aux signaux radios émis par les pulsars. Cependant, celui-ci est un peu différent : il est très énergétique et non-périodique. Le signal est localisé à proximité du petit nuage de Magellan. L’analyse de 90h d’observations supplémentaires ne permettra pas d’en trouver d’autre. Fasciné par ce qu’il vient de d’observer, il ne tarde pas à faire part de sa découverte (1) : les « Sursauts Lorimer » (2) sont nés.

« Duncan Lorimer and I were just completely gobsmacked. (…) The day we discovered the first FRB we couldn’t sleep. » Matthew Bailes

Harvard theorists : how sailing aliens could have caused fast radio bursts, (2017, 10 mars), The Washington Post

*Duncan Lorimer et moi étions complètement bouche-bée. (…) Le jour où nous avons découvert le premier FRB, nous n’avons pas pu dormir. 

 

Pendant plusieurs années, ce premier sursaut va rester isolé. L’effervescence autour du sujet retombe peu à peu. Lorimer lui-même finit par ne plus vraiment croire à ce qu’il a découvert et pense qu’il ne s’agit en fait pas d’un phénomène cosmologique. Il a pu faire fausse route… Peut-être le signal venait-il de la Terre après tout ? Jusqu’en 2011, c’est le calme plat… (cliquez ici pour lire la suite)

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(1) LORIMER D.R., (2007, 27 septembre), A bright millisecond radio burst of extragalactic origin, Astro-Physical Journal Letters

(2) Ils seront plus tard renommés « fast radio bursts » (FRB)