Les différentes formes d’homoparentalité

Il existe différentes formes à l’homoparentalité, ce qui complexifie la controverse sur le sujet. En effet certaines voies d’accès posent plus problème que d’autres et certaines personnes peuvent donc accepter l’homoparentalité, mais pas sous toutes ses formes.

On recense donc plusieurs cas :

  • Le cas de l’adoption de l’enfant par le couple, qui n’est pas légale en France mais l’est dans certains pays comme le Canada, l’Argentine, la Suède, la Norvège, dans certains états des Etats Unis etc. On peut cependant noter que l’adoption en France est autorisée pour des personnes célibataires, et l’on recense donc de nombreux cas de couples homosexuels dont l’un des deux membres adopte un enfant, l’autre membre n’a cependant pas de statut légal vis à vis de l’enfant.
  • Le cas de la formation d’un couple homosexuel dont l’un des membres et le parent de l’enfant, par la suite d’une union hétérosexuelle. Dans le cas le couple hétérosexuel est constitué d’un parent biologique et d’un parent social (notion sur laquelle nous reviendrons plus tard). Certains pays comme Groënland ou la Finlande autorise l’adoption de l’enfant par le couple uniquement dans ce cas.
  • La gestation pour autrui (GPA), consiste à avoir recours à une mère porteuse qui porte l’enfant du couple et lui en laissera la charge dès la naissance de l’enfant. Cette méthode est interdite en France et autorisée dans certains états des Etats Unis, en Russie, en Inde etc. Cette méthode pose une réelle controverse (pas seulement dans le cas d’un couple homosexuel) dans le sens ou l’on redoute une commercialisation de la grossesse.
  • La coparentalité est une situation dans laquelle l’enfant est mis au monde de manière ordinaire mais qui sera élevé aussi bien par ses deux parents biologiques que par (dans le cas de l’homoparentalité) le partenaire  homosexuels de l’un des deux parents (qui n’a alors pas nécessairement de statut légal vis à vis de l’enfant).
  • La procréation médicalement assistée (PMA) permet l’insémination artificielle d’un membre du couple dans le cas de deux femmes. Cette méthode est interdite en France pour des personnes célibataires ou en couple homosexuel.
  • L’insémination artisanale relève du même principe que la PMA, à la différence près que l’on introduit avec une seringue le sperme d’un donneur dans l’utérus d’un membre du couple (encore dans le cas d’un couple de femmes bien entendu). Le donneur aura dans ce cas choisi de ne pas s’engager dans la parentalité.

Lorsque l’on traite du sujet de l’homoparentalité, cette question se pose donc à un moment où à un autre, cependant on remarque que lorsque l’homoparentalité n’est pas encore autorisée dans un pays, la question ne se pose pas encore réellement. Autrement dit, on se pose tout d’abord la question de savoir si l’homoparentalité est intrinsèquement acceptable ou non, puis si on la juge acceptable, on ira différencier les différents cas. Nous avons donc décidé de nous concentrer plutôt sur l’acceptation ou non de l’homoparentalité de manière intrinsèque.

[continuer]